- Le choix de la bonne période
- Afin d'imager dans les meilleures conditions, il faut attendre que le Soleil soit le plus haut dans le ciel, donc vers 12h00 TU
entre le printemps et la fin de l'été. Il faut que la surface soit également la plus active possible, en milieu de
cycle (de 11 ans en moyenne).
La visibilité des taches solaires est idéale quand elles passent par le méridien central du disque. On peut consulter pour cela le site du programme d'observation solaire SOHO.
- Le matériel
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Dans tous les cas, le Soleil ne peut être observé ou
imagé sans protection spéciale au risque de perdre la vue. Après avoir utilisé de longues années les films protecteurs en
mylar, puis des filtres en verre métalisé pleine ouverture, j'utilise aujourd'hui un hélioscope d'Herschel, dit aussi prisme d'Herschel, auquel on ajoute un filtre neutre de forte densité (ND3=1/1000) et un filtre r23a.
La qualité et le piqué des images est bien supérieur pour un coût à peu près équivalent. Le seul inconvénient est que ce dispositif ne s'utilise qu'avec une lunette et pas avec un télescope (pour ne pas échauffer le miroir secondaire).
Compte tenu de la forte turbulence présente pendant la prise de vue, le diamètre faible de la lunette n'est pas un grand inconvénient. Il faut simplement prévoir une bonne lentille de Barlow avec un bon rapport de 2x à 5x.
Une caméra N&B suffit, de préférence à grand capteur.
Un matériel plus sophistiqué permet d'observer et d'imager sur un bande très étroite autour de la raie hydrogène du spectre. Les images obtenues sont tout autres (protubérances, chromosphères etc) mais c'est un matériel exigeant et très coûteux.
- Les logiciels et le traitement d'image
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Les grandes étapes de l'acquisition et du traitement sont exactement les mêmes que pour l'imagerie lunaire.
Exemple d'image N&B colorisée artificiellement
Pour en savoir plus :
http://sohowww.nascom.nasa.gov/data/realtime/hmi_igr/512/
http://astrosurf.com/jiaifer/